MaPrimeRénov’ Copropriété est l’aide de l’Anah versée au syndicat des copropriétaires pour des travaux de rénovation énergétique des parties communes et des travaux d’intérêt collectif réalisés dans les parties privatives. Selon le guide des aides publié par l’Anah en septembre 2026, elle finance 30 % du montant des travaux pour un gain énergétique d’au moins 35 %, et 45 % pour un gain d’au moins 50 %, dans la limite de 25 000 € de travaux par logement, avec des bonus et des primes individuelles pour les occupants modestes. Le syndic dépose un dossier unique pour tous les copropriétaires, après un vote en AG, avec un assistant à maîtrise d’ouvrage obligatoire.
Tous les chiffres de ce guide sont ceux publiés par l’Anah dans « Les aides financières en 2026 » (édition septembre 2026) et par service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 1er janvier 2026). Ils peuvent évoluer en cours d’année au gré des arbitrages budgétaires, comme l’a montré la fermeture du guichet au début de 2026. Pour replacer l’aide dans l’ensemble du projet (vote, financement, suivi de chantier), voyez notre guide des travaux en copropriété.
MaPrimeRénov’ Copropriété en 2026 : le barème
Le barème repose sur deux paliers de gain énergétique, un plafond de dépenses par logement, deux bonus et des primes individuelles. En 2026, MaPrimeRénov’ dispose d’un budget de 3,6 milliards d’euros, tous parcours confondus, selon l’Anah.
| Condition | Aide (barème Anah, septembre 2026) |
|---|---|
| Travaux permettant un gain énergétique d’au moins 35 % | 30 % du montant des travaux, plafonné à 25 000 € par logement |
| Travaux permettant un gain énergétique d’au moins 50 % | 45 % du montant des travaux, plafonné à 25 000 € par logement |
| Immeuble classé F ou G qui atteint au moins la classe D | +10 points de taux de subvention |
| Copropriété fragile ou en difficulté | +20 points, si les CEE sont valorisés exclusivement par l’Anah |
| Copropriétaire occupant aux revenus très modestes | Prime individuelle de 3 000 € par logement |
| Copropriétaire occupant aux revenus modestes | Prime individuelle de 1 500 € par logement |
| Assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) | 50 % du prix, dépense plafonnée à 600 € HT par logement (plus de 20 logements) ou 1 000 € HT (20 logements ou moins), plancher de 3 000 € par copropriété |
Le plafond de 25 000 € s’applique au montant des travaux retenu par logement, pas à l’aide. Dans une copropriété de 40 logements, l’assiette ne peut donc pas dépasser 1 000 000 € de travaux, quel que soit le coût réel du chantier.
Les plafonds de ressources qui déterminent les primes individuelles sont ceux de l’Anah au 1er janvier 2026. Pour une personne seule, un ménage est « très modeste » jusqu’à 17 363 € de revenu fiscal de référence hors Île-de-France (24 031 € en Île-de-France) et « modeste » jusqu’à 22 259 € (29 253 € en Île-de-France).
Quelles copropriétés sont éligibles ?
Une copropriété est éligible si elle est majoritairement composée de résidences principales, immatriculée à jour, construite depuis au moins quinze ans, et si ses travaux atteignent le gain énergétique minimal avec l’appui d’un AMO. Les conditions, telles que les présentent l’Anah et service-public, sont les suivantes :
- au moins 75 % des lots, ou à défaut des tantièmes, à usage d’habitation principale, ce seuil étant ramené à 65 % pour les copropriétés de 20 lots ou moins ;
- une immatriculation à jour au registre national des copropriétés ;
- un immeuble construit depuis au moins quinze ans ;
- des travaux permettant un gain énergétique d’au moins 35 % (sauf outre-mer et expérimentation « petites copropriétés »), réalisés par des entreprises qualifiées RGE et figurant sur la liste des travaux éligibles ;
- une évaluation énergétique avant et après travaux pour justifier le gain ;
- une assistance à maîtrise d’ouvrage sur toute l’opération, et une mission complète de maîtrise d’œuvre lorsque les travaux dépassent 100 000 €.
Sur l’évaluation énergétique, l’Anah accepte encore plusieurs méthodes jusqu’au 31 décembre 2026 ; au-delà, c’est la méthode 3CL-DPE-2021 qui devra être appliquée. Un projet dont l’évaluation est en cours à l’automne 2026 a donc intérêt à être déposé avant la fin de l’année, ou à être recalculé selon la méthode imposée.
Autre échéance à surveiller : depuis le 1er janvier 2025, l’installation d’une chaudière au gaz n’est plus financée. Une période de transition permet d’intégrer son installation ou son renouvellement dans le calcul du gain énergétique pour les dossiers déposés jusqu’au 31 décembre 2026, sans que son coût soit pris en charge. Au-delà, le guide ne prévoit plus cette tolérance.
Le calcul des 75 % mérite une vérification ligne à ligne. Un lot occupé par un locataire à titre de résidence principale compte ; un meublé de tourisme ou une résidence secondaire ne compte pas. La façon de traiter les lots annexes (caves, parkings) se vérifie avec l’AMO avant d’annoncer quoi que ce soit au conseil syndical.
Combien la copropriété peut-elle toucher ? Deux exemples chiffrés
Le montant de l’aide s’obtient en appliquant le taux (30 % ou 45 %, plus les bonus éventuels) au montant des travaux, retenu dans la limite de 25 000 € par logement. Les deux simulations ci-dessous appliquent le barème de septembre 2026 ; seule la décision de l’Anah fixe le montant définitif.
Exemple. Une résidence de 48 logements à Lyon, construite en 1968 et classée F, vote l’isolation des façades et de la toiture, le remplacement des menuiseries des parties communes et une ventilation mécanique, pour 1 150 000 € de travaux, soit 23 958 € par logement : le plafond n’est pas atteint. Le gain énergétique prévu est de 52 % et l’immeuble passe en D. Le taux est de 45 % plus 10 points de sortie de passoire, soit 55 % : 632 500 € d’aide. Cinq occupants très modestes et sept modestes ajoutent 25 500 € de primes individuelles. Pour un lot de 210/10 000es, la quote-part de travaux de 24 150 € est réduite de 13 282,50 € de subvention.
Côté AMO, la même résidence a signé une mission à 34 000 € HT. La dépense subventionnable est plafonnée à 48 × 600 €, soit 28 800 € HT, dont l’Anah prend la moitié : 14 400 €.
Deuxième cas, où le plafond joue. Une copropriété de 18 logements à Rennes engage 540 000 € de travaux, soit 30 000 € par logement. L’assiette est ramenée à 18 × 25 000 €, soit 450 000 €. Avec un gain de 38 %, le taux est de 30 % : 135 000 € d’aide, et non 162 000 €. Pour l’AMO, facturée 14 000 € HT, le plafond de 1 000 € HT par logement (18 000 €) n’est pas atteint : l’aide est de 7 000 €.
Le reste à charge peut ensuite être financé par un éco-prêt à taux zéro « copropriétés », présenté plus bas, ou par des aides locales.
Les bonus : sortie de passoire et copropriété fragile
Deux bonus majorent le taux de MaPrimeRénov’ Copropriété : 10 points pour un immeuble classé F ou G qui atteint au moins la classe D, et 20 points pour une copropriété fragile ou en difficulté.
Le bonus de sortie de passoire se lit sur l’évaluation énergétique avant et après travaux. Attention au changement de calcul du DPE : le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026 et passera à 1,7 au 1er janvier 2027. Un immeuble chauffé à l’électricité classé F sur un ancien calcul peut ne plus l’être, ce qui change la donne pour ce bonus (voir notre guide du DPE collectif).
Une copropriété est fragile, au sens du guide de l’Anah, dans trois cas : si son taux d’impayés rapporté au budget de l’année N-2 est supérieur ou égal à 8 %, si elle est située dans un quartier du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), ou si elle répond à la définition de la copropriété en difficulté du 7° du I de l’article R321-12 du code de la construction et de l’habitation. Par exemple, avec un budget de 120 000 € pour l’année N-2 et 10 500 € d’impayés, le ratio atteint 8,75 % et le seuil est franchi ; l’AMO vérifiera le mode de calcul exact retenu par l’Anah. Le bonus de 20 points est alors accordé à condition que les certificats d’économies d’énergie soient valorisés exclusivement par l’Anah.
Petites copropriétés : l’expérimentation jusqu’en 2029
Les copropriétés de 20 lots d’habitation ou moins qui ne parviennent pas au gain de 35 % peuvent être aidées dans le cadre d’une expérimentation ouverte par l’Anah depuis le 1er janvier 2024 et jusqu’au 31 décembre 2029. Elles ont droit au même montant d’aide et aux mêmes primes que les autres copropriétés.
Les conditions sont plus nombreuses. La copropriété doit être suivie par la collectivité locale (OPAH CD, OPAH RU, POPAC ou volet « accompagnement » de copropriétés d’un pacte territorial). Elle compte au plus 20 lots d’habitation, dont au moins 65 % à usage de résidence principale, a été construite il y a au moins quinze ans et a une immatriculation à jour. Les copropriétaires font réaliser un audit ou un diagnostic technique global pour identifier les travaux, qui doivent figurer sur la liste des travaux éligibles, être prescrits par l’audit ou le DTG sauf dérogation, et permettre un gain d’au moins 15 %. Les entreprises doivent être RGE, la maîtrise d’œuvre est obligatoire et l’AMO est financée à 50 %, avec un plafond de 1 000 € HT par logement et un plancher de 3 000 € par copropriété. La demande d’aide pour l’AMO peut être déposée avant celle relative aux travaux.
La première condition échappe au syndic : sans opération programmée de la collectivité, la petite copropriété n’entre pas dans le dispositif. Avant de lancer un audit, interrogez le service habitat de la commune ou de l’intercommunalité.
Du vote en AG au versement : le parcours du dossier
Le dossier MaPrimeRénov’ Copropriété suit un parcours en huit temps, de l’évaluation énergétique au versement de l’aide au syndicat. C’est le syndic qui dépose une demande unique au nom du syndicat, pour l’ensemble des copropriétaires.
- Choisir l’assistant à maîtrise d’ouvrage, qui accompagne l’opération de l’évaluation initiale jusqu’au solde : en général, il prépare les scénarios, aide à recenser les ressources des occupants pour les primes individuelles et monte le dossier.
- Faire réaliser l’évaluation énergétique initiale et comparer des scénarios au regard des paliers de 35 % et 50 %.
- Consulter des entreprises qualifiées RGE et, au-delà de 100 000 € de travaux, désigner un maître d’œuvre.
- Faire voter en AG la décision de recourir à l’aide et les travaux. Selon service-public, ces décisions relèvent de la majorité absolue de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965 (les travaux d’économies d’énergie figurent au f de cet article), avec un second vote possible à la majorité de l’article 24 si le projet a recueilli au moins le tiers des voix.
- Déposer la demande en ligne sur la plateforme de l’Anah, au nom du syndicat.
- À la notification, enregistrer la subvention : l’arrêté du 14 mars 2005 prévoit de créditer le compte 131 « Subventions accordées en instance de versement » par le débit du compte 441 « État et autres organismes, subventions à recevoir ».
- Réaliser les travaux, réceptionner, puis faire établir l’évaluation énergétique après travaux.
- Demander le versement : l’aide est payée au syndicat, constatée au compte 711 « Subventions » au rythme des travaux qu’elle finance, puis répartie entre les copropriétaires selon les tantièmes.
Les règles de majorité et de passerelle sont détaillées dans notre guide des majorités en assemblée générale. En pratique, rédigez la résolution de travaux de façon que l’ordre de service ne soit donné qu’après la notification de l’aide, et que les appels de fonds tiennent compte de la subvention attendue.
À retenir. Faute de loi de finances pour 2026, l’Anah a fermé le dépôt de nouveaux dossiers le 31 décembre 2025 à midi, copropriétés comprises, et ne l’a rouvert que le 23 février 2026 à midi. Les dossiers déjà notifiés ont continué d’être payés ; les dossiers déposés mais non notifiés ont attendu. Pour un projet voté en AG de printemps, un dépôt rapide après le vote limite ce risque de calendrier.
Cumuls : CEE, aides locales et éco-PTZ copropriétés
MaPrimeRénov’ Copropriété se cumule avec la plupart des autres aides, à deux réserves près : on ne finance pas deux fois les mêmes travaux, et les copropriétés fragiles ou en difficulté qui touchent le bonus ne peuvent pas valoriser les CEE de leur côté.
| Autre aide | Cumul avec MaPrimeRénov’ Copropriété |
|---|---|
| MaPrimeRénov’ par geste ou rénovation d’ampleur | Possible pour des travaux distincts dans les parties privatives |
| Certificats d’économies d’énergie (CEE) | Possible, sauf copropriétés fragiles ou en difficulté |
| Aides des collectivités locales | Possible |
| Éco-prêt à taux zéro « copropriétés » | Possible ; la demande peut s’appuyer sur la notification de l’Anah |
L’éco-prêt à taux zéro « copropriétés » est souscrit par le syndic pour le compte du syndicat, pour des travaux d’économies d’énergie sur les parties communes ou d’intérêt collectif sur les parties privatives. Un seul peut être mobilisé par bâtiment, et seuls les copropriétaires de logements utilisés ou destinés à être utilisés comme résidence principale peuvent y participer. Les travaux doivent permettre un gain énergétique d’au moins 35 %. Chaque copropriétaire peut compléter par un éco-prêt individuel pour d’autres travaux, dans les cinq ans suivant l’émission du projet de contrat collectif, la somme des deux ne pouvant excéder 30 000 € ou 50 000 € selon le type de rénovation.
Dans Gerelio
Gerelio ne monte pas le dossier Anah, qui reste le travail de l’AMO, mais il couvre la partie syndic. Le module AG prépare la convocation, les pouvoirs et le vote par correspondance, puis calcule automatiquement les majorités des articles 24, 25 et 25-1, y compris le second vote de la passerelle, avant d’éditer le procès-verbal. Les appels de fonds travaux sont répartis au centime près selon la méthode du plus fort reste, le fonds de travaux est suivi par immeuble, et la subvention s’enregistre dans la comptabilité en partie double de l’immeuble, rapprochée avec le relevé bancaire importé. Le moteur d’obligations rappelle la mise à jour du RNIC à J+60 de l’AG d’approbation des comptes, condition d’éligibilité à ne pas rater. Le suivi des impayés fournit les montants dont l’AMO a besoin pour apprécier le critère de fragilité, et le chantier se pilote dans le module travaux avec ses ordres de service. Pour voir ce circuit sur un immeuble fictif : essayer Gerelio sur un cabinet de démonstration.
Les quatre erreurs qui coûtent la subvention
Sur un dossier MaPrimeRénov’ Copropriété, les pièges tiennent moins au barème qu’aux conditions de forme et de calendrier.
- Une fiche RNIC pas à jour. La mise à jour doit intervenir dans les deux mois qui suivent l’AG d’approbation des comptes ; une copropriété en retard n’est pas éligible tant qu’elle ne l’a pas faite.
- Une résolution mal votée. Voter la demande d’aide à la majorité de l’article 24 d’emblée, sans avoir tenté l’article 25, ou oublier de viser la demande de subvention dans la résolution de travaux, fragilise la décision et peut retarder le dépôt.
- Un projet qui sort des clous : chaudière gaz hors période de transition, entreprise non qualifiée RGE, travaux absents de la liste de l’Anah, maîtrise d’œuvre absente au-delà de 100 000 €.
- Des primes individuelles oubliées. Les copropriétaires occupants modestes ne se signalent pas spontanément ; sans une collecte organisée des avis d’imposition par l’AMO, 1 500 € ou 3 000 € par logement restent sur la table.
Questions fréquentes
Les copropriétaires bailleurs profitent-ils de MaPrimeRénov’ Copropriété ?
Oui. L’aide est versée au syndicat des copropriétaires puis répartie selon les tantièmes, sans condition de ressources ni distinction entre occupants et bailleurs. Seules les primes individuelles de 3 000 € et 1 500 € par logement sont réservées aux copropriétaires occupants aux revenus très modestes ou modestes. Un bailleur peut par ailleurs solliciter d’autres aides pour des travaux distincts dans son logement.
Quelle majorité faut-il en AG pour demander MaPrimeRénov’ Copropriété ?
Selon service-public.gouv.fr, la décision de recourir à MaPrimeRénov’ Copropriété et celle de réaliser les travaux se votent à la majorité absolue de l’article 25, c’est-à-dire la majorité des voix de tous les copropriétaires. Si la résolution n’obtient pas cette majorité mais recueille au moins le tiers des voix, un second vote peut avoir lieu immédiatement à la majorité simple de l’article 24.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ Copropriété et les certificats d’économies d’énergie ?
Oui pour une copropriété qui n’est ni fragile ni en difficulté : elle peut cumuler l’aide de l’Anah avec des CEE. En revanche, le bonus de 20 points réservé aux copropriétés fragiles ou en difficulté est accordé à condition que les CEE soient valorisés exclusivement par l’Anah : ces copropriétés ne peuvent donc pas les vendre de leur côté à un fournisseur d’énergie.
Le guichet MaPrimeRénov’ Copropriété est-il ouvert en 2026 ?
Oui. Faute de loi de finances au 31 décembre 2025, l’Anah avait fermé le dépôt de nouveaux dossiers, copropriétés comprises, le 31 décembre à midi. Le guichet a rouvert le 23 février 2026 à midi, après la promulgation de la loi de finances pour 2026, et l’Anah a publié en septembre 2026 son guide des aides à jour. Vérifiez l’état du dispositif sur france-renov.gouv.fr avant de figer une résolution.
Une copropriété de 12 lots qui n’atteint pas 35 % de gain peut-elle être aidée ?
Oui, si elle entre dans l’expérimentation « petites copropriétés » ouverte par l’Anah jusqu’au 31 décembre 2029. Il faut au plus 20 lots d’habitation, au moins 65 % de résidences principales, un immeuble de quinze ans au moins, une immatriculation à jour, un suivi par la collectivité (OPAH, POPAC ou pacte territorial), un audit ou un DTG, et un gain énergétique d’au moins 15 %.
Quelle part de l’assistance à maîtrise d’ouvrage l’Anah prend-elle en charge ?
L’Anah finance 50 % du prix de la prestation d’AMO, avec un plafond de dépense subventionnable de 600 € HT par logement pour une copropriété de plus de 20 logements et de 1 000 € HT par logement pour une copropriété de 20 logements ou moins, et un plancher de 3 000 € par copropriété. Pour 48 logements et 34 000 € HT d’honoraires, l’aide ressort à 14 400 €.
Comment le syndic comptabilise-t-il la subvention MaPrimeRénov’ Copropriété ?
L’arrêté du 14 mars 2005 prévoit qu’à la notification de la subvention, le syndic crédite le compte 131 « Subventions accordées en instance de versement » par le débit du compte 441 « État et autres organismes, subventions à recevoir ». Le produit est ensuite constaté au compte 711 « Subventions » au fur et à mesure de la réalisation des travaux qu’il finance, puis réparti entre les copropriétaires selon les tantièmes.
La copropriété doit-elle être immatriculée au registre national pour toucher l’aide ?
Oui, et l’immatriculation doit être à jour : c’est une condition d’éligibilité posée par l’Anah. Une copropriété dont la fiche au registre national des copropriétés n’a pas été actualisée après la dernière AG d’approbation des comptes, alors que la mise à jour doit intervenir dans les deux mois, risque de voir son dossier bloqué à l’instruction. Contrôlez la fiche avant le dépôt.
Textes et sources officielles
- Les aides financières en 2026, édition septembre 2026 (Anah)
- MaPrimeRénov’ Copropriété (Service-public.gouv.fr, vérifié le 1er janvier 2026)
- MaPrimeRénov’ Copropriété (France Rénov’)
- Réouverture du guichet des aides de l’Anah, communiqué du 20 février 2026 (Anah)
- Foire aux questions : impacts de la loi spéciale sur les aides de l’Anah, janvier 2026 (Anah)
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 25 (Légifrance)
- Arrêté du 14 mars 2005 relatif aux comptes du syndicat des copropriétaires (Légifrance)
Information générale à jour au 24 septembre 2026, rédigée et vérifiée sur les textes officiels par la rédaction Gerelio. Elle ne remplace pas une consultation juridique adaptée à votre situation.